86° TOUR DE FRANCE du 5 au 25 juillet 1999

La Carte Alpe-d'huez Le Bourg d'Oisans

Page suivante

 

.

SELECTION POUR LE TOUR DE FRANCE 1999
La Direction de la Société du Tour de France a communiqué la liste des 16 premiers groupes sportifs qualifiés pour participer au 86ème Tour de France, dont le départ sera donné le samedi 3 juillet prochain au Puy du Fou, en Vendée. En se basant sur le classement établi par l'U.C.I. au 31 décembre 1998, ces équipes sont, par nationalité, les suivantes :

Top
FRANCE

Casino

Cofidis, le crédit par téléphone
Festina - Lotus
Crédit Agricole
ITALIE Mercatone Uno-Bianchi
Mapei-Quick Step
Team Polti
Saeco Macchine da caffe- Cannondale
ESPAGNE O.N.C.E. - Deutsche Bank
Banesto

page suivante Top

Kelme - Costa Blanca
Vitalicio Seguros - Grupo Generali
PAYS-BAS

Rabobank

T.V.M. - Farm Frites
ALLEMAGNE

Team Deutsche Telekom

BELGIQUE

Lotto - Mobistar

Page suivante Top

Il est à noter que, conformément aux habituels critères de sélection, les organisateurs n'ont pas qualifié les équipes Vinavil et U.S. Postal Service, qui figuraient parmi les 16 premières équipes au classement du 31 décembre, mais qui sont reléguées après la période des transferts au delà de la 20ème place. Ce sont les équipes Crédit Agricole et Vitalicio Seguros - Grupo Generali qui bénéficient de fait d'une qualification automatique. Toutefois, les organisateurs rappellent que pour les 20 groupes sportifs qui seront retenus, la participation au Tour de France 1999 reste subordonnée aux conditions énoncées lors de la présentation, à savoir :
- l'adhésion à un engagement de moralité sportive, - la non-implication dans une procédure disciplinaire ou judiciaire liée à un fait de dopage.
Les dernières invitations seront attribuées le 16 juin après le déroulement du Tour d'Italie et du Dauphiné Libéré.
Le parcours
Du samedi 3 juillet au dimanche 25 juillet, le Tour de France 1999 comprendra : - 1 prologue,
- 20 étapes,
pour une distance totale d'environ 3680 kilomètres.
Ces 20 étapes se décomposent comme suit :
- 11 étapes dites "de plaine",
- 3 étapes de moyenne montagne,
- 4 étapes de haute montagne,
- 2 étapes contre la montre individuel.
Page suivante Top
La Carte - du 3 au 25 juillet
carte de France. Le parcours du 3 au 25 juillet
page suivante Top
Les particularités de l'épreuve

- 3 arrivées en altitude,
- 110 kilomètres contre la montre (hors prologue),
- 2 journées de repos,
- 2 transferts (1 en avion, 1 en TGV),
- 13 villes-étapes inédites (départ ou arrivée) : Montaigu, Challans, Laval, Bonneval, Maubeuge, Avesnes-sur-Helpe, Thionville, Saint-Galmier, Saint-Flour, Piau-Engaly, Lannemezan, Jonzac, Arpajon,
- 23 cols de 2ème, 1ère et hors catégories seront escaladés.
Les difficultés
Etape 9 - Le Grand Bornand - Sestrières
Col du Marais (843 m) : 7,7 km à 2,7%
Col de Tamié (907 m) : 10,5 km à 3,8%
Col du Télégraphe (1566 m) : 11,7 km à 6,8%
Col du Galibier (2645 m) : 18,3 km à 6,8%
Col de Montgenèvre (1850 m) : 12,2 km à 4,3% £
Sestrières (2033 m) : 11,2 km à 5,8%

page suivante Top

 Etape 10 - Sestrières - L'Alpe d'huez
Col du Mont-Cenis (2083 m) : 25,5 km à 6,1%
Col de la Croix de Fer (2067 m) : 31,5 km à 4,7%
L'Alpe d'Huez (1860 m) : 13,8 km à 7,9%

 

Top page suivante

 Etape 11- Le Bourg d'Oisans - Saint-Etienne
Col de Parménie (571 m) : 7,6 km à 4,4%
Côte des Barges (372 m) : 2,7 km à 5,3%
Col de la Croix de Chaubouret (1200 m) : 14,5 km à 3,1%

Top page suivante
12ème étape - Saint-Galmier - Saint-Flour
Col de la Croix de l'Homme Mort (1163 m) : 14,5 km à 5,1%
Col des Pradeaux (1196 m) : 7,7 km à 3,4%
Côte de la Chaise-Dieu (1013 m) : 7,8 km à 4,2%
Col de Fix Saint-Geneys (1116 m) : 7,4 km à 2,8%
Côte de Lestival (963 m) : 7,7 km à 5,2%
Côte de Védrines-Saint-Loup (1117 m) : 4,1 km à 4,5%

15ème étape - Saint-Gaudens - Piau-Engaly
Col des Ares (797 m) : 7,3 km à 4,7%
Col de Buret (600 m) : 3,5 km à 3,2%
Col de Menté (1349 m) : 11 km à 6,5%
Col du Portillon (1298 m) : 8,4 km à 6,9%
Col de Peyresourde (1569 m) : 13,1 km à 7,1%
Col de Val Louron-Azet (1580 m) : 7,5 km à 8,4%
Piau-Engaly (1810 m) : 11,5 km à 6,3%

16ème étape - Lannemezan - Pau
Col d'Aspin (1489 m) : 12 km à 6,6%
Col du Tourmalet (2115 m) : 13,8 km à 8,3%
Col du Soulor (1474 m) : 18,5 km à 5,2%
Col d'Aubisque (1709 m) : 7,5 km à 4,5%
Top page suivante
La participation
20 équipes de 9 coureurs seront invitées à participer au Tour de France 1999 selon le processus et le calendrier suivant :
- à la date du 1er janvier 1999, les 16 premiers du classement établi par l'Union Cycliste Internationale seront qualifiés, pour autant qu'au classement suivant du 15 janvier, établi après les transferts, ils ne soient pas repoussés au delà de la 20ème place.
- à la date du 15 juin, soit après le déroulement du Tour d'Italie et du Critérium du Dauphiné Libéré, 4 autres groupes sportifs seront qualifiés par wild cards. A ces dispositions d'ordre pratique s'ajouteront à partir de 1999 un certain nombre d'obligations d'ordre moral, relatives à la lutte anti-dopage.
Les enjeux
Maillots de leaders
ils resteront au nombre de trois :
- Maillot Jaune pour le Classement Général au Temps (parrainage Crédit Lyonnais),
- Maillot Vert pour le Classement Général aux Points (1),
- Maillot Blanc à Pois Rouges pour le Classement du Meilleur Grimpeur (parrainage Champion).
Les autres classements
- Classement du Meilleur Jeune (2), - Classement par Equipes au Temps (parrainage Crédit Lyonnais), - Classement de la Combativité (parrainage Coeur de Lion), - Sprints Intermédiaires (1) dans les étapes en ligne à raison de 3 sprints de la 1ère à 7ème, puis 2 de la 9ème à la 20ème.
Les prix
12 millions de francs au total dont 2,2 millions au vainqueur.

Top page suivante

Les étapes
La Vendée
Du pays nantais au Marais poitevin et des collines de la Gâtine au littoral atlantique, la Vendée (préfecture : La Roche-sur-Yon) offre une intéressante variété de sites, bien que le bocage occupe la majeure partie du département, vallonné à l'est. Point culminant : 285 mètres au Mont Mercure. Cette terre chargée d'histoire, cruellement meurtrie sous la révolution est le domaine de l'élevage bovin, du tourisme et du sport. Des liens étroits unissent la Vendée au Tour de France.
Le Puy du Fou
Départ du Tour de France pour la seconde fois (Miguel Indurain y remporta le prologue en 1993), le Puy du Fou fut arrivée d'étape en 1997 (1er Minali). Parc historique et écologique, «le plus grand théâtre de plein air d'Europe», l'Ecomusée de Vendée a été créé en 1978 au coeur de la Vendée profonde. Sa principale attraction, la «Cinescénie», retrace l'histoire régionale dans une atmosphère féerique. Il accueille chaque année un million de spectateurs.
Montaigu
Etape inédite. Chef-lieu de canton de Vendée. 4 400 habitants. Trait d'union entre le pays nantais et la Vendée. Montaigu fut, en 1793, le théâtre de deux sanglantes batailles opposant les troupes républicaines aux Chouans. Un lieu typique de la Vendée profonde.
Challans
Etape inédite. Chef-lieu de canton de Vendée. 14 000 habitants. Important centre agricole, célèbre pour ses canards, ses poulets noirs et sa «Foire des Quatre Jeudis» qui constitue l'une des attractions les plus typiques du folklore vendéen.
Saint-Nazaire
Sous-préfecture de la Loire-Atlantique, sur l'embouchure de la Loire. 65 000 habitants. Port militaire et premier centre français de constructions navales. Abritant une base sous-marine allemande pendant l'occupation, la ville fut détruite par les bombardements alliés en 1943. Ville-étape en 1958 (1er Darrigade) et en 1962 (1er Zilverberg).

Top page suivante


Nantes
Préfecture de la Loire-Atlantique, au confluent de la Loire, de la Sèvre Nantaise et de l'Erdre. 245 000 habitants (agglomération : 496 000). Capitale historique des Ducs de Bretagne, ce grand port de commerce qui connut son apogée au XVIIIème siècle est devenu la capitale de la région des Pays de la Loire. Henri IV y signa le fameux Edit de Nantes en 1598. Ville natale de Jules Verne. Etape du Tour à 27 reprises. Premier vainqueur : M. Garin (1903). Dernier vainqueur : Argentin (1990).
Laval
Etape inédite. Préfecture de la Mayenne. 50 000 habitants. A la limite de la Bretagne et de la Normandie, cette ville s'est développée autour d'un château du XIIIème siècle sur un coteau dominant la rive droite de la Mayenne. Spécialisée dans le travail du lin, berceau de la chouannerie pendant les guerres de Vendée, Laval est la patrie d'Ambroise Paré (1517-1590), le père de la chirurgie, du peintre naïf Henri Rousseau, surnommé le Douanier (1844-1910), du navigateur solitaire Alain Gerbault (1893-1941) et de l'écrivain Alfred Jarry (1873-1907) qui affirmait : «Mon vélo est mon bien le plus cher».
Blois
Préfecture du Loir-et-Cher, sur la Loire. 50 000 habitants. Ville-départ du Tour de France en 1971. Etape en 1992 (1er Indurain). Ancienne cité royale, adoptée par Louis XII et François 1er, Blois est une ville chargée d'histoire, un des hauts-lieux de la Renaissance. Le château, avec son superbe escalier extérieur, constitue un monument majeur de l'art français.
Bonneval
Etape inédite. Chef-lieu de canton d'Eure-et-Loir. 5 000 habitants. Point de passage de Paris-Tours. Née d'une abbaye bénédictine fortifiée fondée au IXème siècle par Foulques de Bonneval, située au coeur d'une région de grande culture, cette petite ville de la Beauce est un fief de la chaudronnerie.

Top page suivante


Amiens
Préfecture de la Somme et capitale de la Picardie, sur la Somme. 130 000 habitants. Ville-étape du Tour pour la première fois en 1932 (1er Leducq) et pour la dernière fois en 1993 (1er Bruyneel). Dominée par son immense cathédrale gothique du XIIIème siècle et sa fameuse tour moderne, Amiens bénéficie d'un grand rayonnement culturel. A 130 kilomètres de Paris, elle représente un centre économique important après avoir été ravagée par les deux guerres mondiales.
Maubeuge
Etape inédite. Chef-lieu de canton du Nord, sur la Sambre. 35 000 habitants (agglomé- ration : 102 000). Née d'un monastère de femmes au VIIème siècle, fortifiée par Vauban et dévastée par les bombardements en 1940, cette cité de la sidérurgie occupe le centre d'un important bassin industriel. Ville natale du peintre flamand Jean Gossaert, alias Mabuse (1478-1533).
Avesnes-sur-Helpe
Etape inédite. Sous-préfecture du Nord. 5 200 habitants. Construite sur un coteau escarpé de la rive gauche de l'Helpe, cette ville fortifiée par Vauban a conservé une partie de ses remparts. L'un de ses ressortissants, Jessé de Forest, qui s'exila en Amérique au XVIIème siècle, donna le nom de Forest Hill à un quartier de Long Island (New-York). Avesnes abrita le quartier général du Maréchal Hindenburg au cours de la guerre 1914-1918.
Thionville
Etape inédite. Sous-préfecture de la Moselle. 40 000 habitants (agglomération : 132 000). La «Métropole de Fer». Un des grands secteurs français de la sidérurgie. Anciennement «Théodonis Villa». Thionville, qui s'est développée autour d'un château mérovingien, fut une des résidences préférées de Charlemagne. Cette place forte très convoitée eut à subir de nombreux sièges avant de devenir définitivement française en 1659. Ville natale de l'ancien champion de France Henri Anglade.

Top page suivante

Metz
Préfecture de la Moselle. 120 000 habitants (agglomération : 193000). Etape pour la première fois en 1907 (1er ex-aequo Georget et Trousselier) et pour la dernière fois en 1980 (1er Pevenage). Sur la Moselle, au seuil du plateau lorrain, Metz occupe une place défensive privilégiée. Ville militaire et métropole religieuse, elle possède de nombreux espaces verts et ses illuminations lui ont valu le prix «Lumières dans la ville». Annexée par l'Allemagne de 1871 à 1918, elle fut le théâtre d'une bataille décisive en 1944, lors de la progression américaine vers le Rhin.
Le Grand Bornand
Station de ski de Haute-Savoie créée en 1946 et surnommée la Perle des Aravis. Départ d'étape du Tour en 1995. Cette station dynamique qui accueille le Tour pour la seconde fois propose de nombreuses activités et des animations folkloriques dont la sculpture sur glace.
Sestrières
Station d'hiver italienne, créée durant les années 1930 par des industriels piémontais sous l'égide de FIAT. Domaine du ski de descente, valorisé par une grande diversité d'itinéraires, Sestrières est la deuxième arrivée en altitude dans l'histoire du Tour, immédiatement après l'Alpe d'Huez. Etape pour la première fois en 1952 (1er Fausto Coppi) et pour la dernière fois en 1996 (1er Riis).

Top page suivante


L'Alpe d'Huez
Depuis 1952 et la victoire inaugurale de Fausto Coppi, la grande station de l'Oisans ouverte en 1936 a reçu le Tour à 20 reprises. Première arrivée en altitude dans l'histoire de l'épreuve, elle a généralement consacré des grimpeurs italiens et néerlandais. Auteur d'un remarquable doublé (1995-1997) Marco Pantani détient le record de la montée.
Le Bourg d'Oisans
Chef-lieu de canton de l'Isère et ville principale de l'Oisans, au pied de l'Alpe d'Huez. Centre alpestre de la minéralogie et base d'excursions. Arrivée d'étape en 1966 (1er Otano), cette pittoresque localité de 3 000 habitants a souvent été ville-départ depuis 1952.

Saint-Etienne
Préfecture de la Loire. 200 000 habitants (agglomération : 450 000). Etape pour la première fois en 1950 (1er Geminiani) et pour la dernière fois en 1997 (1er Ullrich). L'ancienne cité des arquebusiers, qui a connu un développement considérable au XIXème siècle pendant la révolution industrielle, est devenue la capitale du cycle après avoir été celle de l'armurerie. Son rôle culturel est très remarqué. Ville natale du compositeur Jules Massenet (1842-1912) et du champion cycliste Roger Rivière (1936-1976).
Saint-Galmier
Etape inédite. Chef-lieu de canton de la Loire. 4 300 habitants. La petite ville des Monts du Lyonnais, qui domine la plaine du Forez est réputée pour ses sources, connues dès l'époque romaine, mais exploitées industriellement au début du XIXème siècle. La «Badoit», bénéficia d'un essor rapide grâce à l'initiative de ... Saturnin Badoit qui eut l'idée de la mettre en bouteilles.
Top page suivante

Saint-Flour
Etape inédite. Peuplée de 7 500 habitants, la sous-préfecture du Cantal, considérée comme la capitale historique de la Haute-Auvergne, doit son nom au moine qui évangélisa la région dès le IVème siècle. La ville haute, très pittoresque avec sa cathédrale du XVème siècle et sa place d'armes culmine à près de 900 mètres. A new stage town and the sub-prefecture of Cantal, it has 7 500 inhabitants, and is considered the historic capital of the Haute-Auvergne. Its name came from monk who evangelized the region in the IVth century. The upper town is very picturesque with its XVth century cathedral culminating at almost 900 meters.

Albi
Préfecture du Tarn, sur le Tarn. 47 000 habitants (agglomération : 65 000 habitants). Première arrivée d'étape du Tour de France en 1953 (1er Darrigade). Dernier vainqueur : Riis en 1994. Berceau du mouvement cathare (les Albigeois) au XIIème siècle. La ville rose et son imposante cathédrale ont vu naître le peintre Toulouse-Lautrec (1864-1901) qui fut un passionné de cyclisme.
Castres
45 000 habitants. Une des capitales françaises du textile et de la draperie sur l'Agout, à proximité de la Montagne Noire. Premier centre français du lainage cardé et deuxième centre lainier après Roubaix-Tourcoing, Castres est également réputé pour ses industries du bois et du cuir. Cette sous-préfecture du Tarn qui s'est développée à partir d'un camp romain, est la ville natale de Jean Jaurès (1859-1914). Arrivée d'étape du Tour en 1991 (1er Cenghialta).
Saint-Gaudens
Sous-préfecture de la Haute-Garonne. 11 500 habitants. Saint-Gaudens doit son nom à Gaudens le martyr, un jeune berger victime, selon la légende, des persécutions religieuses au Vème siècle. Mise en valeur par l'exploitation du gaz naturel de Saint-Marcet, la principale ville du Comminges accueille le Tour pour la onzième fois depuis 1950. Cette année-là, Bartali, gagnant de la première étape pyrénéenne, avait abandonné, de même que Magni, le porteur du Maillot Jaune. Dernier vainqueur à Saint-Gaudens : Teirlinck en 1976.

Top page suivante


Piau-Engaly
Etape inédite. A la lisière du Parc National des Pyrénées, entre Saint-Lary-Soulan et le cirque de Gavarnie, cette station moderne que le Tour va découvrir a été aménagée dans un site d'une ampleur impressionnante. Ouverte en 1975, caractérisée par une architecture originale et bien intégrée, elle est reliée à Saint-Lary. Elle bénéficie d'un enneigement précoce et d'un ensoleillement remarquable.
Lannemezan
Etape inédite. Chef-lieu de canton des Hautes-Pyrénées. 7 500 habitants. La petite ville du Piémont pyrénéen, qui a donné son nom au plateau de Lannemezan, est née au XIIIème siècle autour d'une bastide, sur la voie romaine Dax - Saint-Bertrand-de-Comminges. C'est un centre agricole actif et un centre industriel dynamisé par l'électrométallurgie de l'aluminium.
Pau
Préfecture des Pyrénées-Atlantiques et capitale du Béarn. L'agglomération regroupe près de 150 000 habitants. Etape traditionnelle, au pied des Pyrénées depuis 1930 (1er Binda). Dernier vainqueur : Van Bon (1998). Pau a connu un essor économique décisif grâce à l'industrie pétrolière et à l'exploitation du gaz de Lacq. Patrie du Roi Henri IV et du Maréchal d'Empire Jean Bernadotte, devenu Roi de Suède sous le nom de Charles XIV.

Top
Mourenx
7 500 habitants. Construite entre 1957 et 1960, dans le cadre de l'aménagement de la zone industrielle de Lacq, au coeur des collines du Béarn, Mourenx-Ville Nouvelle reçoit le Tour de France pour la troisième fois. Son nom évoque l'inoubliable exploit de Merckx en 1969. Dernier vainqueur : Christian Raymond en 1970.
Bordeaux
Préfecture de la Gironde, ancienne capitale de l'Aquitaine et de la Guyenne, port de commerce, sur la Garonne. 215 000 habitants (près de 700 000 pour l'agglomération). La ville la plus souvent visitée par le Tour après Paris. Etape pour la première fois en 1903 (1er Laeser) et pour la dernière fois en 1997 (1er Zabel). L'appellation «Bordeaux» recouvre les vins de réputation universelle produits dans le département de la Gironde.
Jonzac

Top page suivante
Etape inédite. 4 000 habitants. Centre agricole spécialisé dans la production du beurre, des eaux de-vie (Cognac) et du Pineau des Charentes. Jonzac est également une station thermale dont les eaux sont prescrites dans le traitement de l'arthrose. Son musée des Carmes, fondé en 1505, abrite un remarquable musée archéologique.
Futuroscope
Etape du Tour de France pour la première fois en 1986 (1er Sarrapio) et pour la dernière fois en 1994 (1er Svorada). Départ du Tour en 1990. «Un espace ouvert sur le XXIème siècle». A 7 kilomètres de Poitiers, ce parc à thèmes - parc européen de l'image - présente les formes les plus évoluées du cinéma et possède le plus grand écran plat d'Europe (600 m2).
Arpajon
Etape inédite. Chef-lieu de canton de l'Essonne. Sur l'Orge. 8 800 habitants. Au sud de l'autodrome de Linas-Montlhéry. Dans une région de cultures maraîchères, la localité du Hurepoix, qui possède une belle halle du XVIIème siècle, est réputée pour sa «Foire aux Haricots».
Paris
Capitale de la France et département (75) depuis 1964. Divisée en vingt arrondissements, la ville intra-muros compte 2 300 000 habitants (agglomération : environ 10 millions). Arrivée du Tour de France depuis 1903, d'abord au Parc des Princes, puis à la piste municipale de Vincennes et sur les Champs-Elysées depuis 1975.

Top page suivante


La conférence de presse du 5 novembre
Les discours d'ouverture de Jean-Claude Killy et Jean-Marie Leblanc

L'engagement solennel de Jean-Marie Leblanc contre le dopage. La remise des trophées: Pantani, Rinero et Durand Pantani, au premier rang du public... Et découvrant le parcours avec Jean-Marie Leblanc

Intervention de Jean-Claude Killy, Président de la Société du Tour de France, le 5 novembre, en ouverture de la présentation du parcours du Tour de France 1999.
Nous tous, nous avons touché le fond le 17 juillet 1998 sur la route du Tour de France, mais ce n¹est pas parce que les coureurs se sont assis sur le macadam que le Tour n¹est pas resté debout...
Nous avons d¹abord pensé que le dopage était le problème d¹une équipe, puis le problème du cyclisme. On a très vite compris que ce problème, c¹est celui du sport tout entier qui court vers sa mort.
Tout le monde savait, mais personne ne savait. C¹est comme la drogue. On connaît son existence, on ne cherche pas à en savoir plus, jusqu¹au jour où votre fils... alors on mesure l¹ampleur du désastre.
Le Tour de France 1998, s¹il a été choisi par l¹histoire pour vivre ce calvaire, c¹est qu¹il est grand. Et parce que ce Tour est grand il continue. Et parce qu¹il continue, il ne sera jamais le symbole du dopage. Mais bien l¹instrument de la lutte antidopage. C¹est ainsi que grâce à vous, grâce à nous il grandira encore. Ils sont rares les presque centenaires qui grandissent.
Le 18 juillet 1998, j¹ai demandé des Etats Généraux mondiaux de la lutte antidopage. Ils auront lieu les 2, 3, 4 février à Lausanne sous l¹égide du Comité International Olympique.
Nous en attendons :
Premièrement, une définition claire et définitive du dopage.
Deuxièmement, la création de l¹institut antidopage le plus performant du monde.
Troisièmement, une loi sur le sport qui soit la loi. Cette loi, le monde du sport doit l¹écrire lui-même. Elle doit contenir un fort volet antidopage et donc des sanctions exemplaires. Seul le CIO, présent dans tous les pays, peut inciter voire obliger, les Etats à promulguer cette loi sous peine de non qualification pour les Jeux Olympiques, ainsi, nous aurions l¹harmonisation et même l¹harmonie d¹un pays à l¹autre. Et la France n¹aurait plus l¹exclusivité de la fermeté, sinon de la dureté.
Le Président de la République française a évoqué cette harmonisation nécessaire, à Vienne, il y a 15 jours, devant ses collègues européens. Incidemment, cette harmonisation conforterait la candidature éventuelle de la France à de grandes manifestations sportives : Championnats du Monde et Jeux Olympiques.
La réunion qui s¹est tenue la semaine dernière à Echirolles, comprenant toutes les parties françaises concernées du cyclisme, coureurs évidemment, dirigeants, organisateurs, monde médical, partenaires, patrons d¹équipes, constitue un grand pas en avant, une vraie et bonne préparation pour février à Lausanne.
Nous, société du Tour de France, serons absolument intransigeants et Jean-Marie Leblanc, au front depuis juillet dernier s¹apprête à vous expliquer comment.
Je veux m¹adresser ici et maintenant aux coureurs... plus victimes que coupables, ils se sont laissés entraîner dans des actes dont ils ne mesuraient pas la gravité. Ils méritent des circonstances atténuantes, mais désormais ils ne peuvent plus prétendre qu¹ils ne savent pas.
Je veux aussi leur présenter mes remerciements, leur exprimer mon respect et même mon admiration pour avoir roulé jusqu¹à Paris. Ils ont sauvé l¹essentiel : l¹honneur... le leur, le métier... le leur, mais aussi le Tour de France qui leur appartient, de fait, toujours un peu plus. Et même plus qu¹avant.
Le dopage est le plus grand ennemi auquel le sport ait jamais eu à faire face. C¹est même probablement le seul.
Contre le dopage nous n¹abdiquerons jamais, parce que moi, Jean-Claude Killy, et mes amis, nous croyons en l¹éthique, ce beau mot. Car l¹éthique du sport est unique. Nous n¹abdiquerons pas car nous croyons en la force et en la dignité de l¹homme. Il n¹existe pas de fatalité du dopage. Il n¹y a pas de fatalité qui tienne face à une grande volonté collective.

Top page suivante

Intervention de Jean-Marie Leblanc, Directeur général de la Société du Tour de France, le 5 novembre, en ouverture de la présentation du parcours du Tour de France 1999.
Ce qui nous est arrivé sur le Tour de France, cette année, nous a conduit à réagir vite et fort, comme nous l¹avons fait en juillet dernier, d¹ailleurs, dès lors que la possibilité nous en avait été offerte.
Depuis quatre mois et jusqu¹à aujourd¹hui, nous avons vécu avec le dopage. Nous avons écouté, nous avons lu, nous avons dialogué, nous avons réfléchi, nous avons participé à des travaux et, Jean-Claude Killy vient de vous le dire, la fermeté et l¹intransigeance seront notre règle de conduite.
Car, même si l¹on pouvait parfois pressentir que les filets de protection dressés autour du dopage n¹étaient plus très sûrs, nous les avons vu, en direct, voler en éclats. Et sans doute que la communauté cycliste, à laquelle nous appartenons, n¹avait pas su réagir assez vite, au cours de ces dernières années...
Mais justement, parce que le Tour de France a été meurtri, et que nous ne voulons plus que cela se reproduise, nous serons intraitables sur les garanties morales que devront présenter ceux qui souhaitent y venir, et je ne parle pas seulement des coureurs.
Certes, nous n¹avons pas prise sur les paramètres médicaux et réglementaires, en matière de lutte contre le dopage.
Certes, nous n¹avons pas prise sur les paramètres juridiques, puisque c¹est la loi française qui interdit et réprime la détention, le transport ou l¹usage de substances dopantes.
Mais nous avons au moins prise sur un levier, celui de l¹éthique sportive, que nous avions invoqué le 18 juillet dernier, vous vous en souvenez, pour prendre la décision que vous savez.
Jusqu¹à présent, nous sélectionnons les équipes du Tour selon une procédure et des modalités de caractère sportif. Nous allons les conserver.
Toutefois, à partir de 1999, nous y ajouterons des modalités, des protections si vous voulez, de caractère déontologique. Et ne viendront participer au Tour que les équipes que nous estimerons dignes de le respecter. En clair, nous appliquerons, sans faiblesse, les nouvelles règles du jeu suivantes :
1/ - Les organisateurs se réserveront le droit de récuser jusqu¹au départ de l¹épreuve tout coureur ou toute équipe qui porterait atteinte à l¹image et à la réputation du Tour de France, pour fait de dopage notamment.
2/ - Les organisateurs se réserveront le droit, pendant le déroulement de l¹épreuve, d¹exclure à tout moment, tout coureur ou toute équipe qui porterait atteinte à l¹image et à la réputation du Tour de France, pour fait de dopage notamment.
3/ - Les organisateurs récuseront toute équipe qui n¹aurait pas adhéré à l¹une ou à l¹autre charte d¹éthique et de morale sportive adoptée, par l¹Association Internationale des Groupes Cyclistes Professionnels d¹une part, par les sponsors des groupes sportifs d¹autre part. Je précise ici que mes collègues du Tour d¹Italie sont sur la même ligne que nous et qu¹ils appliqueront les mêmes dispositions pour le Giro 99.
4/ - Les organisateurs ont décidé avec le concours du Ministère de la Jeunesse et des Sports, de compléter l¹habituel accueil médical de tous les concurrents, à la veille du départ du Tour, par un bilan biologique. Ce bilan biologique, à vocation préventive, sera effectué par l¹Unité Biologique Mobile du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Top Page suivante
Cela étant, et avant de refermer le livre du Tour de France 1998, je me dois - et je le fais avec une profonde sincérité - de remercier tous les coureurs et tous les responsables d¹équipes qui ont eu la force de caractère d¹aller jusqu¹à Paris. Qu¹aux difficultés physiques habituelles que propose le Tour soit venue s¹ajouter une pression morale permanente, suspicieuse et sourde, et que vous en soyez venus à bout mérite notre admiration.
J¹applaudis donc Marco Pantani et ses coéquipiers de Mercatone Uno, j¹applaudis Erik Zabel, Christophe Rinero, Jan Ullrich, Jacky Durand et les 96 rescapés qui nous ont permis d¹atteindre les Champs Elysées.
Avec la même sincérité, je remercie tous nos partenaires et tous les élus des collectivités, non seulement de leur confiance mais encore du coup d¹épaule amical qu¹ils nous ont donné dans la difficulté, conscients qu¹il fallait tenir, dans ce Tour tourmenté pour, au plus vite, en retrouver de plus exaltants. Comme avant.

Top

Cliquer S.V.P.LocationOrganisme de locations de vacances3Clés

[ Contact ]

[Le Bourg-d'Oisans] [ Le Musée ] [ Une histoire ] [ Page d'accueil]

[ Le V.TT. en Oisans de Ballade de Descente ]


Francité